On sait que ça ne sert à rien... (Mais moi y en a m'en foutre.)
Tendance générale probable - même si ce sondage, effectué à ce jour sur un échantillon de 7 individus issus de catégories socioculturelles assez similaires, n'est peut-être pas totalement représentatif de l'ensemble de la population européenne...: voici la Grande Hypothèse d'une Partition Crédible des Gens selon leur sens de l'élégance.
A ma droite: les amateurs de McDo; ils ne jurent que par les PC; ils préfèrent faire leurs emplettes 'au GB'.
A ma gauche: les inconditionnels du Quick; ils bossent sur Mac; ils vont 'chez Delhaize'.
Et tout aussi probablement, on pourrait étendre cette bipartition à d'autres champs du goût... (Warning: ne pas tenter de la prolonger au domaine politique.)
Moi je couche avec Steve Jobs et la femme de Monsieur Delhaize, alors mon avis ne compte pas. Quant au McDo, c'est - évidemment - une grosse blague... (Yek yek.)
Quand je disais que ça ne sert à rien...
vendredi 29 juin 2007
mardi 26 juin 2007
vous êtes tous des playmobiles

Marre que tous les Liégeois du monde entier soient tellement sympathiques... Fichue engeance! Il faut toujours qu'ils rigolent avec sincérité, et qu'ils fabriquent des chouettes chansons, des chouettes Simenon, et que leur crasse d'accent chantant séduise la plupart des humains... Heureusement, il y a Malibu Stacy: eux, ils semblent définitivement désagréables et stupides, et pas non plus très doués (déshabillez les huit dixièmes de leurs chansons gueulardes: il ne reste rien de tangible, ni mélodie, ni punch; si au moins ils chantaient en anglais avec des inflexions liégisantes un peu plus marquées...): Malibu Stacy, c'est franchement pénible. Mais ça, c'est bon pour l'ensemble de la communauté liégeoise; ça ramène ses membres dans la sphère des personnes dont la fréquentation n'est pas inévitablement urticante par excès d'agrément.
Par contre, cet épouvantable Nicolas Ancion ressortit, lui, à la série illimitée des SuperLiégeois. Ce gars-là est encore bien jeunot, mais il écrit avec une rondeur et une efficacité imparables (= mot à la mode; il fait un peu suite à ce bon vieux incontournable, dont pas mal de chroniqueurs francophones n'ont pas encore réussi à se dépêtrer). "Nous sommes tous des playmobiles" (Le Grand Miroir) est un recueil de nouvelles excellemment ficelées; Monsieur Ancion laisse couler son écriture économe et juste pour envelopper, dans chaque récit, une idée très bien tapée, qu'il exploite de part en part, avec un cynisme et une fantaisie complètement jouissifs... Il y a un peu de la cruauté de Thomas Gunzig dans ces histoires-ci, mais... Mais Nicolas Ancion est liégeois... Ben tiens... Alors sa cruauté à lui emprunte la voie salvatrice d'un rire-sous-cape très bon enfant...
Un régal. Ruez-vous sur Nicolas Ancion (même si son site web n'est pas très alléchant). Et pendant que vous vous en délectez sous nos ciels froids de juin, Ancion se taille à Carcassonne pour, probablement, des tas de mois: appelé à écrire l'un ou l'autre scénars à destination des grands écrans... (Qui a parlé de Bouli Lanners?!)
samedi 23 juin 2007
la vie ne m'apprend rien (bordel)
Re-fumé...Mille huit cents cigarettes dans la nuit de jeudi à vendredi...
Jésus de Nazareth, guéris-moi...
Ou Quelqu'un, Big AnyOne, le Gros Architecte de l'Univers, m'en fous...
Des murènes dans le ventre me crient de céder; elles miaulent (... des murènes qui miaulent, c'est beaucoup pire que tout), goguenardes elles parlent de tabac en me suçant les entrailles; mais dans ma gorge hérissée de clous ce sont des tombereaux de cendres qui carnagent toute déglutition...
À plein régime (visez 98 DB), le single d'Aaron (U-Turn) fait parfaitement l'affaire, dans ce genre de circonstances.
Le week-end sera frais, venteux, embrumé, givrant, navrant.
Pas la "fête de la musique" qui va réparer l'ambiance...
jeudi 21 juin 2007
"du gris que dans mes pauvres doigts je roule..."
Misère de vie pourrie infâme et corruptrice des âmes diverses et pleines de vomi qui m'énerve!!!
Cesser de fumer: c'est une blague.
Hier soir: jolie terrasse, joli juin, jolies bières spéciales, jolis coeurs et plein de dents dans les rires contents. La lumière décroît, la soirée est toute bonne.
Un poteau fumeur se met à fumer. Peu me chaut, car Georges terrassant le dragon nicotinesque, c'est moi, depuis plus d'une année: de sapeur chevronné, avec mes 30 clopes quotidiennes (au minimum), j'ai atteint le grade très médaillé de Nouveau Non Fumeur, en une fraction de seconde, par un beau 11 mai 2006: au soleil, ce jour-là, j'écrasais une énième cingarette, en jurant sur mon coeur et le coeur de Dieu qu'elle était la dernière. Et sans le moindre adjuvant (patch, pipe au menthol ou autres substituts pour âmes faibles), à la seule force de cet esprit d'airain qui me caractérise, dans l'instant je cesse véritablement de fumer, hop, plusieurs doigts dans le nez. Je suis invincible. Allen Carr est un pauvre type, et moi, le roi du monde. A l'heure où le moindre boui-boui ostracise les fumeurs, je rigole doucement, guéri de toute assuétude.
Mais voici quelques semaines, le Malin a repointé sa sale gueule toute moche; et l'envie de fumer... saleté... ignominieuse crasse... perverse immonde... elle m'assaille à nouveau...
Hier soir, j'ai cessé de lutter. J'ai fumé 10 clopes d'une traite; hilare, impavide; et un poil pété; une magnifique soirée. Chacun sait comme on recommence aisément à aspirer ces tuyaux mortifères... Me suis réveillé la bouche pleine de boue, et au fond de l'estomac l'irrépressible envie de refumer allègrement, toute ma vie, des millions de délectables cigarettes. Je suis une demi-merde; je me méprise; la vie pue.
D'autant plus désespérant que, intimement, j'ai la conviction que les fumeurs sont de beaucoup plus chouettes personnes que les tristes pas-fumeurs, ces non initiés, ces non jouisseurs, ces imbéciles. Dans une rue farcie de monde, vous, fumeur élégant et connaisseur de la vie, vous savez à coup sûr repérer celle ou celui qui pourra vous filer du feu... Les fumeurs sont tellement plus cools que les autres...
Ma vie sur cette Terre-ci est donc foutue. Je voudrais ne pas replonger, et dans le même temps la clope me lance de si puissants chants de rut, et l'élite fumeuse me manque si déchiramment...
"Du gris que dans mes pauvres doigts, je roule... C'est bon, c'est fort, ça monte en moi: ça me saoule... Je sens que mon âme s'en ira moins farouche... par la fumée qui sortira de ma bouche..." ("Du gris": E. Dumont / F.L. Benech, 1920; interprété par Berthe Sylva (1886-1941).)
mercredi 20 juin 2007
plonk et replonk sont sur un bateau

Puisque je me suis donné la parole sur le web... Je m'en vais dire des choses, quand des choses occupent un peu de mon gris cerveau (et ce n'est pas tant souvent: la fatigue aidant, la vacuité me guette; après il y aura un peu de repos, ou bien des festivals, et des bières sans soif, ouiiii...).
Il faut (re)découvrir Plonk & Replonk, ce trio d'esthètes helvètes, qui dégomment les images épinalesques de la première moitié du XXe siècle: des séries de cartes postales ("l'histoire à travers le temps", "le monde de l'univers", etc.) jusqu'au nain de jardin anti-vol (coulé jusqu'aux sourcils dans un cube de béton)... Simple certes mais tant plaisant qu'on en regretterait d'être si peu Suisse! À voir à Namur, au Musée Félicien Rops.
Pendant ce temps dans les oreilles: l'album de Jean-Jacques Nyssen... ("Le Parcours", 1999): du bricolage un peu triste, blues, parfait pour oublier de pleurer par une soirée azurée, en juin.
mardi 19 juin 2007
frisky flex show au botanique

Le 28 juin au Bota (Bruxelles), des ambianceurs fous vont se mêler de ska, dubstep, rocksteady, punk et autres grosses joies pleines de cuivres...
Pourquoi oui?
- ça coûte à peine quelques roubles (8/10 euros)
- 3 groupes bruxellois se partagent l'affiche
- l'occasion de crier assez fort pour qu'on vous entende sur le live qui sera enregistré à cette occasion puis gravé sur la nouvelle compilation "Stoemp" #3 produite par le collectif (FriskyFlexFellow)
- les Mockingbirds (haut de l'affiche) - 10 gars barrés, dont 5 qui soufflent avec virulence - sortent leur 2e album ce soir-là
- les Skamuraï Munchies (mid-affiche) en seront à leur dernier raout sous ce nom...
contre les méchant(e)s...

Pas particulièrement envie de rameuter le quartier (ni de lune ni d'orange bleue); arrivé par hasard sur la Blog-Planet... Soufflé par la quantité d'insanités qui peuplent les pages de mes voisins, voisines. Je parle po du tout de pornograhisme du phonographe. Mais bien des intentions étranges qui animent certains humains lorsqu'ils décident d'écrire sur le web.
Pour faire précis: j'ai notamment découvert hier les exactions verbales de "Pussy Galore", probable femme, belge, pas mieux identifiée que ça; et qui donc se pare du nom d'une chaudeline james-bond-lesbian-girl, et dans la foulée, d'une extraordinaire fatuité; la mignonne (ou la laide, d'ailleurs, qui sait?) se propose d'éduquer ses congénères au bon goût, dont elle se suppose détentrice; et se donne de l'étoffe éthologiste en prétendant n'aimer rien mieux que d'observer ses contemporains; une petite courette de vassaux empressés semble boire sa parole comme du bon vin. Assurément, elle détient une ferme culture musicale, que je lui reconnais volontiers, et une plume habile.
Mais pourquoi faut-il magnifier le bon goût et, l'instant d'après, se vautrer dans cette fange morale qui consiste en la plus stupide méchanceté?
Bien sûr, j'entends bien que c'est un peu drôle: lyncher à tire-larigot les plus-cons-que-moi; et avec esprit, pourquoi pas: il y a de quoi se réjouir. Quand on en reste à l'humour. C'est-à-dire à la capacité de se foutre de sa propre gueule autant que de celle des autres. La version méchante ressortit à l'ironie, qui n'épargne que l'auteur du bon (ou mauvais) mot, et qui est une arme. (Catégories philosophiquement acceptables, à en croire Vieux Comte-Sponville). Et si c'est une arme: elle blesse; bien entendu. Qui a envie de blesser ainsi, à bout non-portant, si ce n'est une triste gonzesse, insatisfaite de son sort? Cette PussyPussy-ci suppose probablement - et à raison, peut-être - que le monde ne sait pas assez ses mérites.
Moi, j'accuse les méchants, qui sont ceux et celles qui mettent leur intelligence au service de leurs bassesses. Irrespectables, vous ne serez pas respectés. PussyPussy sait très certainement qu'elle a mieux à faire.
Advienne que pourri...
et j'ajoute ceci, pour faire bonne gueule:
Contre les méchants, mais pas contre les coups de figure...
Ou inversement.
Ou inversement.
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